Salut! C'est François qui commence ce nouveau blog sur notre voyage en Roumanie, Ukraine, Moldavie et Bulgarie!
Après avoir rendu visite à notre nouveau neveu (Gustave, 2 jours), on s'est dirigés vers l'aéroport de Montréal où on a diné en attendant notre vol vers Zürich. On volait avec Swiss, alors on s'attendait à un certain standard! En grands amateurs de bouffe d'avion, on n'a pas été déçus! On a jasé un peu à notre voisin, un étudiant suisse en échange à Concordia, puis on a tâché de dormir. À un certain moment, un monsieur a fait un malaise juste à côté de nous: j'ai donc réveillé Mémé, qui s'est lancée à la rescousse de l'homme qui s'était évanoui! La médecin en devenir en elle était ravie de porter secours à l'improviste comme ça, même si, comme elle me l'a dit, ce n'était pas bien grave au final et qu'elle n'avait pas fait grand-chose!
Le reste du vol s'est déroulé sans histoires et on est arrivés à Zürich, en Suisse, vers 7h du matin heure locale, où on faisait une escale de 5h. Comme tout le monde, on avait entendu beaucoup parler de la précision et de l'efficacité suisse. On avait donc beaucoup d'attentes, mais le peu intuitif aéroport de Zürich nous a un peu refroidis! On a longuement cherché comment se rendre aux douanes, avant de comprendre qu'il fallait emprunter ce qui ressemblait à un escalier de secours pour s'y rendre, sans que ce soit indiqué plus qu'il ne le faut! Heureusement, la douanière archi-sympathique (cette expression serait normalement un oxymoron, du genre un feu glacial, mais ici c'était vrai!) a rattrapé le tout! Avec un grand sourire, elle a pris le temps de bien nous expliquer comment revenir prendre notre prochain vol, et s'est presque excusée pour le 5 minutes d'attente aux douanes, lequel constituait un délai inhabituellement long à son avis! On l'a remerciée puis on a cherché à trouver le train pour le centre de Zürich, qu'on comptait visiter pendant notre escale. Ici encore, la sortie de l'aéroport n'était pas clairement indiquée et c'est après avoir passé par ce qui semblait être un couloir désaffecté qu'on a finalement pu accéder aux trains! Habituellement on n'est pas trop slow-mo dans la vie, et ce n'est pas le premier aéroport qu'on fait, mais là, on a sérieusement dû chercher pour sortir!
Par contre, rien à redire sur le train qui nous emmenait de l'aéroport au centre-ville: dans quelle autre ville peut-on, en 10 minutes, faire ce trajet?
Il faisait froid à Zürich en ce matin de printemps, et c'est sous la pluie qu'on a découvert cette jolie petite ville médiévale sise sur le bord du lac du même nom et traversée par une rivière, la Limmat. On a marché un peu avant de remarquer le funiculaire (le Polybahn) qu'on a bien sûr emprunté parce que, tsé, on avait une passe journalière pour les transports en commun zurichois (et aussi parce qu'on aime beaucoup les funiculaires et téléphériques)! Après les deux minutes de trajet, on est descendus et on s'est promenés sur la rive droite de la Limmat, dans les quartiers plus "populaires" de Zürich. Avec ses ruelles sinueuses et ses vieux bâtiments, Zürich est vraiment l'archétype de toute cité médiévale digne de ce nom! On s'est arrêtés dans un petit café pour manger un pain au chocolat et un croissant, puis on a continué notre exploration en se rendant jusqu'aux rives du lac de Zürich. On a pu y saluer de nombreux canards et des cygnes immenses, visiblement bien habitués à se faire nourrir car ils accouraient dès qu'on approchait de l'eau!
On a ensuite continué notre visite de la rive gauche de la Limmat, en passant devant la grande horloge de Zürich (on est en Suisse, quand même) et en s'arrêtant à une église où l'organiste s'en donnait à coeur joie! On est revenus par de mignonnes ruelles médiévales, avant de passer par Bahnhauf Strasse et ses boutiques hors de prix. De retour à la gare, Mémé était transie de froid dans ses souliers trempés et on commençait tous deux à ressentir le fatigue d'une mauvaise nuit en avion. Comme on avait faim, on s'est rendus au supermarché s'acheter un bretzel, ce qui semblait être la bouffe de rue par excellence de Zürich sachant qu'il y a des stands qui en vendent partout! J'ai pu pratiquer mon allemand plutôt rouillé avec la vendeuse et, à ma grande surprise, je me suis fait très bien comprendre! Manger au sec nous a fait le plus grand bien, et on s'est ensuite rendus à la gare pour revenir à l'aéroport.
On s'est aperçus avant de passer la sécurité que la 2e petite bouteille de vin qu'on avait reçu dans le vol précédent et qu'on s'était gardés pour plus tard dépassait les 100 ml requis pour les liquides, et on l'a donc bue en partie en bons hobos (ben quoi? Ils l'auraient jetée!) L'alcool aidant sûrement, la fatigue nous a gravement atteint pour le vol suivant, et je suis tombé comme une bûche dès que notre vieux coucou d'Helvetic Airways s'est envolé pour Bucarest. Ce n'est que lorsque l'hôtesse m'a gentiment secoué pour que je redresse mon siège en vue de l'atterrissage que je me suis réveillé!
Après avoir retiré de l'argent, on est sortis de l'aéroport facilement afin de prendre le bus vers le centre de Bucarest. Autant vous dire tout de suite que ça a pris une éternité de faire les quelque 25 km kilomètres qui séparent l'aéroport de la ville, tellement il y avait du trafic! Ça nous a néanmoins permis d'admirer la ville de la fenêtre. Premier constat: je ne m'attendais pas à une ville comme ça! La Roumanie fait partie de l'Union européenne et je m'attendais donc à ce que Bucarest soit davantage "développée" que ce que je pouvais voir! J'avais plutôt devant moi une ville mélangeant bâtiments du XIXe siècle moyennement entretenus et immeubles soviétiques, à la circulation plutôt anarchique. Un mélange qui faisait curieusement penser à Buenos Aires (le soviétisme en moins) plutôt qu'à une capitale européenne! Ça m'a davantage surpris qu'autre chose car, du reste, sans qu'il y ait énormément de chose à faire, Bucarest est une ville agréable.
Après avoir traversé les banlieues, on est passés devant l'Arc de triomphe local (en réparation, malheureusement) et, après un long trajet, on est sortis à la place de l'Université. On s'est ensuite rendus à l'hostel via la vieille ville, la partie de Bucarest qui a été épargnée par le délire de reconstruction du dictateur communiste Nicolae Ceaucescu. L'endroit était très bien, propre, face à une allée piétonnière animée et pleine de bars et restos. On a jasé un moment à un Australien et à un Français sympathiques qui partageaient notre dortoir, puis on est partis souper dans un très bon resto italien des environs. On a pu profiter de l'été, en mangeant en t-shirt sur la terrasse (il faisait beau et chaud, contrairement à la température de Québec et Zürich)! De retour à l'hostel, on a jasé encore un peu avec l'Australien puis on s'est couchés, complètement fourbus.
Pour bien qu'il paraisse, l'hostel avait un défaut: il donnait directement sur la rue, où un club crachait sa musique forte jusqu'aux petites heures du matin! Avec nos bouchons d'oreille, ça ne nous dérangeait pas trop, mais vers 2h du matin la fatigue m'avait laissé un mal de tête lancinant et le boum-boum d'en face n'arrangeait rien! Pour rendre la situation pire, l'hostel hébergeait plusieurs jeunes du secondaire. Quelques filles du groupe avaient entrepris de prendre leur douche à 2h du matin, en parlant fort et en se séchant ensuite les cheveux avec le séchoir (qui fait ça dans une auberge de jeunesse à 2h du matin??)! Avec les murs en carton, disons que ce n'était pas idéal! Heureusement, à 2h30, tout le monde était couché, la musique s'était arrêtée et mon mal de tête avait disparu, et on a donc pu sommeiller de tout notre soûl!
Bucarest dans notre prochaine entrée! À bientôt!
Belle surprise en ce vendredi 13! K
RépondreSupprimerParler du manque de clarté suisse semble aussi un oxymoron. A moins qu'il y ait une influence lointaine de l'opacité du système bancaire?
RépondreSupprimerMadeleine