Salut c'est MP!
Comme il nous restait quelques jours avant la fin du voyage, on s'était dit qu'on irait faire un tour en Bulgarie près de la frontière avec la Roumanie! Par contre, les transferts pour s'y rendre étaient vraiment poches. Arrivés à Bucharest au petit matin, on a donc analysé nos options et décidé d'y aller finalement en train à l'heure du dîner. Même si le trajet allait nous prendre 7h, c'était beaucoup plus simple que d'y aller en bus et faire 4 changements...
Dans l'intervalle, après avoir déjeuné et réservé une place pour dormir le soir-même vu qu'on arrivait tard, on est allés visiter le "national village museum", que nous avait recommandé Andrei! On s'est rendus dans un quartier cossu de Bucharest, d'où on a marché dans un parc bien joli jusqu'à ce qu'on arrive devant ce qu'on croyait être l'entrée du musée. Il n'était pas encore ouvert donc on a patienté sur un banc à jouer à "devine ce que les passants font dans la vie"! Après qu'on ait épuisé toutes nos idées, on s'est dit qu'on ne devait visiblement pas être à la bonne place et on a marché plus loin.
On a recroisé l'arc de triomphe en rénovation qu'on avait vu en arrivant à Bucharest et on a pu observer une configuration de route bizarre (et dangereuse?). Le gros boulevard était séparé par un terre-plein, mais sur un des deux cotés, une voie était laissée vide pour que les autos qui viennent en sens inverse puissent aussi l'utiliser... Mettons qu'il faut le savoir! Ah et une fois une ambulance a roulé à toute vitesse dans cette voie réservée, allant donc en sens inverse du sens inverse. Pourquoi pas?
Le musée extérieur que nous allions visiter a été créé en 1936 par décret royal. Les royaux sujets ont donc démonté et remonté des maisons traditionnelles de tout le pays! Ce qui donne l'impression de se promener dans un village! Chaque petite maison a une description de la région d'où elle vient, de l'utilité de chacune des pièces (souvent une seule sinon deux) et de la décoration intérieure. C'était intéressant mais après quelques unes, ça devient un peu redondant... C'est pas comme si la Roumanie était un pays immense et très varié donc ça finissait un peu par se ressembler, selon nos yeux de non-initiés! Il y avait aussi des moulins à vent et à eau, ainsi qu'un lac où des affiches nous proposaient de faire un tour dans la chaloupe traditionnelle, complètement inondée à quai! Une église en bois de la région de Maramures (où on n'est pas allés finalement) y était aussi, avec son toit à plusieurs niveaux super pointu! Le musée avait l'air d'un lieu prisé pour les tours organisés, chose qu'on a observée en grignotant une collation. Il faut dire que ça faisait 3 semaines qu'on n'avait pas vu beaucoup de touristes!
Puis on est revenus tranquillement vers la gare, où on a remarqué à quel point il y avait plus de touristes qu'au début du voyage! C'était vraiment frappant, surtout après l'Ukraine et la Moldavie: on était revenus sur le sentier touristique européen, même si la Roumanie ne doit pas être un des pays les plus populaires! On a mangé dans un petit resto à la gare et on est montés dans le train, où le gentil contrôleur a tenu à nous rassurer qu'il faisait frais dans le train! C'est qu'il commençait à faire chaud dans ce coin de pays!
Le train était pleeein de backpackers, et constituait donc un endroit idéal pour qui chercherait à arrondir ses fins de mois. Dès qu'on entrait, on se faisait en effet accoster par un monsieur qui nous aidait à trouver notre siège et à installer les valises, juste avant de mentionner qu'il ramassait de l'argent pour " les enfants malades", en étant très insistant pour recevoir des piécettes... François l'avait trouvé louche en partant et on avait été tout de même autonomes pour trouver nos places donc on ne se sentait pas trop redevables mais la majorité des passagers finissaient par lui donner du change... Intelligent stratagème quand même!
On était assis face à une Roumaine qui étudiait en Bulgarie et trois gars de Singapour qui venaient de finir leur service militaire et parcourraient maintenant l'Europe (ça dure 2 ans l'armée là-bas apparemment ). On leur a jasé et écrit le blog pendant un bon bout de temps, en regardant le paysage on ne peut plus plat de la Wallachie rurale! On a aussi vu un champ avec plein de puits de pétrole. L'arrêt aux douanes roumaines n'a pas été trop pire (un 45 minutes?) mais on s'est fait rattraper du côté bulgare... On a dû y rester un bon deux heures, où on se liquéfiait littéralement dans le train en plein soleil. En plus, ils ne fouillaient même pas nos valises... Finalement, le douanier est rentré à nouveau dans le wagon, accompagné de quatre agents de police qui ont gentiment demandé à un des passagers d'allure maghrébine de les accompagner, avant de le sortir du wagon avec une bonne clé de bras...! Tous les passagers étaient silencieux et se demandaient bien ce qu'il avait pu faire de mal. Ça a été encore super long jusqu'à ce qu'il remonte (ce qui nous rassurait peut-être encore moins?) et qu'on parte avec des policiers à bord...
Avec tout ça, on avait raté notre connexion de train dans un petit village de Bulgarie, mais le contrôleur semblait confiant qu'on allait pouvoir attraper celui d'après! Son optimisme a triomphé et on est embarqués 1 minute avant le départ! À partir de là, le paysage est passé de plaines fertiles à paysage montagneux et forestier: vraiment beau! Après quelques ponts et tunnels nous étions rendus à Veliko Tarnovo, notre première destination de Bulgarie!
On voulait profiter de notre passage à la gare pour noter l'horaire des trains et pour sortir de l'argent. Échec lamentable dans les deux cas, la gare étant grosse comme un 1 et demi. On ne pouvait donc pas prendre de bus pour se rendre au centre-ville... Heureusement, il n'était pas top loin et on s'est dit qu'on allait marcher... On s'est rapidement ramassés sur une semi-bretelle d'autoroute, à marcher derrière les garde-fous. Pour aller directement au centre-ville, il fallait visiblement prendre l'autoroute à partir de là donc on s'est dit qu'on allait quitter le coin des autoroutes pour trouver des plus petites rues pour s'y rendre. Contrairement à son habitude, François n'avait strictement aucune idée de où on se trouvait, et on se demandait même si les rues qu'on empruntait n'étaient pas trop neuves pour figurer dans le guide... On était visiblement rendus en banlieue et ça faisait une bonne heure qu'on marchait. Au premier abord, les Bulgares nous semblaient un peu menaçants car ils nous regardaient intensément, donc on ne savait pas trop à qui demander conseil... Finalement, un monsieur avec sa fille nous ont indiqué qu'on était hors carte mais qu'on était dans le bonne direction quand même. On a fini par retrouver le centre, après presque deux heures de marche dans cette ville en pente! De loin, on voyait d'où on était partis et le chemin qu'on avait fait et c'était un immense détour haha!
Restait à se rendre à la guesthouse dans le vieux quartier, dans les hauteurs de la ville! Je laisse François vous décrire la vieille-ville, tout ce que je dis c'est qu'on est arrivés complètement morts! L'endroit était incroyablement mignon, avec la plus belle vue possible sur la ville et la forteresse! Après qu'on ait un peu séché, la madame nous a averti que le spectacle "sons et lumières" commençait! Assis sur sa terrasse en mangeant des arachides en guise de souper, on avait une place de choix! Plusieurs soirs par semaine, une chorégraphie toute en couleurs illumine la forteresse et le château de la ville! En théorie, ça raconte l'histoire des splendeurs et misères du second empire bulgare. En pratique, c'est un 20 minutes de lumières qui animent les longs murs fortifiés et les ruines à l'intérieur! Vraiment très beau!
On a fait un tour à la piscine (!) de la guesthouse avant de s'effondrer de sommeil!
C'est sûr qu'il fallait quelques longueurs pour brûler les pinottes.
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